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Qui peut adopter ?
 
généralités sur l'adoption en France



Qui peut adopter ? En France, la loi prévoit que peuvent adopter : soit deux époux mariés depuis plus de deux ans ou âgés l’un et l’autre de plus de 28 ans, soit toute personne (homme ou femme) âgée de plus de 28 ans. Dans les deux cas, la présence d’enfants au foyer ne constitue surtout pas un obstacle. Mais au-delà de la loi, il convient de réfléchir sur les parents que nous pouvons être pour les enfants en recherche de famille. Sauf pour les adoptions intrafamiliales et pour les enfants vivant chez des assistantes maternelles au titre de la famille d'accueil, les personnes qui veulent adopter doivent être titulaires d’un agrément délivré par le Conseil Général du département de résidence.
 
je suis célibataire



En tant que célibataire, il faut entendre 'personnes qui ne vivent pas en couple' au moment de la procédure d'adoption et ce, quel que soit leur état civil véritable. Les célibataires ont le droit d’adopter mais rencontrent plus de difficultés que les couples mariés. Bien que leur aptitude à élever un enfant ait été largement démontrée et officiellement reconnue (il est interdit de leur refuser l’agrément en raison de leur situation matrimoniale), les obstacles sont multiples. En ce qui concerne l'adoption des célibataires, les démarches sont les mêmes que celles pour les couples mariés. Mais il est important de noter qu'ils ne leur est pas possible d'adopter dans tous les pays car certains ne reconnaissent pas le droit d'adoption aux célibataires Pour mieux connaître les pays qui acceptent l'adoption d'enfants, vous disposez de nombreux détails sur le site de la Mission de l'Adoption Internationale (MAI) (vérifiez bien les pays qui acceptent les célibataires). Le site national de la fédération EFA explique cela plus en détails ...
 
nous ne sommes pas mariés



De plus en plus de couples non mariés forment le projet d’adopter un enfant. Or l’article 346 du Code civil, applicable à toutes les adoptions, simples et plénières, françaises et internationales, n’autorise l’adoption par des couples que lorsqu’ils sont mariés. Les concubins ne peuvent donc adopter ensemble un enfant : l’adoption ne peut être réalisée qu’au profit d’un des deux membres du couple, considéré comme célibataire. Donc l’agrément, même si l’enquête sociale révèle la situation de vie commune, sera nominatif. Cette situation présente deux inconvénients majeurs, l’un au stade de la réalisation du projet d’adoption si elle est internationale, l’autre au stade de ses effets. Le site national de la fédération EFA explique cela plus en détails ...
 
je suis homosexuel(le)



Un couple d’homosexuel(le)s ne peut adopter, eu égard au fait que la loi interdit l’adoption par plusieurs personnes, "si ce n’est par deux époux" (article 346 du Code civil). En outre, la Cour européenne des droits de l’homme a récemment entériné une décision française de refus d’agrément motivé par l’orientation sexuelle du postulant (cliquez ici pour en savoir plus). Cela ne signifie pas qu’une personne homosexuelle ne peut absolument pas adopter, mais simplement que cette homosexualité peut lui être opposée comme néfaste à la bonne intégration de l’enfant. Les OAA (Organismes Autorisés pour l'Adoption) et la plupart des pays étrangers préfèrent des familles "traditionnelles" de peur que les enfants qu’ils confient, qui souffrent déjà de leur passé et qui ont des problèmes d’identité, ne parviennent pas à gérer sereinement cette difficulté supplémentaire.









 
mise à jour le mercredi 27 février, 2013 8:17
 
 

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